Diego

Série d’aquarelles Diego
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New York City, dernier jour de l’année.

Je suis dans la salle « The Temple of Dendur » du Metropolitan Muséum. Alors que j’admire le monument offert par l’Egypte, j’apprends une anecdote que je trouve très américaine. Jackie Kennedy habitait dans un appartement au sommet de l’immeuble qui donne sur la baie vitrée de la salle où je me trouve. Celle-ci avait pour habitude lorsqu’elle recevait de contacter le directeur du musée afin qu’il allume la salle et que ses invités puissent admirer le temple depuis chez elle. L’information me fait sourire. Je pense : « L’Amérique, ce qui semble impossible ailleurs est possible ici »

La guide qui m’accompagne m’emmène ensuite jusqu’à la salle « The Charles Engelhard Court » . On s’arrête au centre, devant une grande et fine sculpture dorée. Elle se lance dans un topo sur l’oeuvre Diana d’Augustus Saint-Gaudens.

Je n’écoute rien, mon regard a croisé une autre oeuvre et je me sens aspirée. C’est la première fois que je ressens ça. Des coups de coeur pour des oeuvres j’en ai déjà eu, mais là, il se passe un truc dans mon ventre qui m’est inconnu. Je vois l’oeuvre, j’ai envie de la toucher, de la regarder pendant des heures, de me l’approprier. 

L’inspiration : The Vine

The Vine – Harriet Frishmuth
Vous l’avez deviné, lors d’un voyage à New York, j’ai rencontré une sculpture qui m’a touchée. Je parle bien d’une rencontre. Il y a des oeuvres que l’on voit, que l’on regarde et il y en a d’autres que l’on rencontre.
Au Metropolitan Museum, je me suis retrouvée face à la sculpture d’une femme nue dont je suis tombée amoureuse. C’était pas gagné car je n’aime pas spécialement les sculptures et encore moins lorsqu’il s’agit de nudité féminine que je trouve sur-représentée dans l’art.

 

Pourtant, quand j’ai aperçue cette oeuvre, j’étais envoûtée. Je pense qu’elle symbolisait mes émotions du moment : je ressentais une grande envie de liberté et en même temps un désir d’abandon face à l’aventure que j’étais en train de vivre.

 

L’oeuvre s’appelle The Vine et a été réalisée par l’artiste américaine Harriet Frishmuth, méconnue en France. Elle a créé toute une série de sculptures en collaboration avec des danseuses et surtout avec Desha Delteil. A ma connaissance, aucune de ses pièces n’est visible dans un lieu public ou un musée en France, malheureusement.

 

Quand j’ai étudié son travail, j’avais ce sentiment d’une sorte d’ironie et de jeu dans son art. Je trouve, en général, que la nudité féminine sur-représentée dans notre monde véhicule un message obsessionnel.

 

Ici, les oeuvres de Frishmuth transmettent, pour moi, autre chose. Déjà, il ne s’agit pas d’une réalisation masculine, mais de la création d’une femme au début du XXème siècle. Ensuite, elle représente des femmes en mouvement, seules. Cela a, selon mon ressenti, des airs de discours libertaire et de revendication, au delà même de la beauté de son travail.

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La série d’aquarelles Diego

Du travail…

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J’ai créé la série d’aquarelles Diego au début de l’année 2017. Ce fut un travail laborieux. Il m’a fallu plus de 3 mois pour sortir cette série de 6 aquarelles et finalement tout s’est quasi déroulé en une nuit de production frénétique.

Avant d’arriver aux 6 aquarelles Diego telle qu’on peut les voir aujourd’hui, j’ai réalisé plusieurs croquis préparatoires et fait plus d’une quinzaine d’aquarelles. Soit les proportions étaient mauvaises, soit le choix des couleurs étaient mauvais, soit la peinture était trop travaillée et sans émotion. Cela a été dure de trouver la bonne balance et d’arriver à créer ce que je voulais exprimer.

… et de l’émotion.

Aquarelles Diego - Wait a minute

Dans ma propre création, je crois que j’étais à la recherche d’une liberté profonde, celle de l’âme représentée à travers la nudité du corps, dans sa fragilité. En fait, je trouve que cette nudité en devient une force et qu’il y a quelque chose de désinvolte dans ces mouvements, une liberté enthousiaste, presque moqueuse. Comme si cette femme disait :
« Regarde-moi, je m’amuse, je suis libre, je danse,
je fais absolument tout ce que je veux et je le fais à poil et je t’emmerde. »
Il n’y a rien à cacher, c’est la liberté de Soi, honnête et joyeuse.
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